IMG_1162.jpg
IMG_0371_farmhouse.png
IMG_0470.jpg
IMG_0542.jpg
IMG_0377.jpg
IMG_0538.jpg
IMG_0483.jpg
IMG_0275.jpg
IMG_1162.jpg

Intro


l'abandon

SCROLL DOWN

Intro


l'abandon

synopsis

Strasbourg, bureaux des services sociaux pour l’enfance, Octobre 1999. Angie Parker, une québécoise (49 ans), anxieuse, les mains moites, plaide son cas. Elle veut retrouver l’enfant qu’elle a donné à l’adoption 30 ans auparavant. L’assistant social l’informe qu’il n’est pas autorisé à divulguer l’identité de cette personne. C’est la loi. Angie quitte l’administration, anéantie.

Le restant de la journée, elle erre dans la ville, alimentant l’espoir de retrouver dans la foule des passants un visage connu, celui de son enfant devenu adulte… Rien. La mort dans l’âme, Angie se résout à quitter la France, sans avoir trouvé son fils.

 
IMG_0371_farmhouse.png

Angie et Bill


Angie et Bill


Deux semaines plus tard. Antoine Keller (29 ans), né d’un accouchement sous X, se présente devant le même assistant social. Il souhaite connaître l’identité de celle qui l’a abandonné à sa naissance. Coïncidence ? Miracle ? L’assistant, bouleversé, lui remet la lettre qu’Angie a écrit à son fils. Elle était assise dans ce même bureau, à cette même place, une semaine plus tôt.
Antoine est sidéré, incapable d’assimiler la charge émotionnelle. Puis l’euphorie le gagne. Un besoin s’impose : il doit rencontrer au plus vite sa mère et provoquer la catharsis

 
IMG_0470.jpg

Anniversaire


Anniversaire


Quelques jours plus tard, les toilettes de la zone internationale de l’aéroport de Montréal. Antoine vomit. L’émotion est trop forte.
Dans le hall des arrivées, les bras d’Angie. Une étreinte. Une gêne. Antoine et Angie sombrent l’un en l’autre. Sa mère est là, tout près. Le temps s’efface. À côté d’eux, Bill, le mari d’Angie, n’existe plus.

 
IMG_0542.jpg

Une cigarette


Une cigarette


Dans le pick-up traversant la campagne québécoise. Angie et Antoine, contrits, n’ont d’yeux que l’un pour l’autre. Une nuque. Une mèche de cheveux. Un regard. Ils s’épient, se jaugent, cherchant à se reconnaître, à se retrouver dans l’autre.

 
IMG_0377.jpg

Contradictoires


Contradictoires


Deux heures plus tard, au milieu de nulle part, une ferme, à la frontière entre le Québec et l’Ottawa. La portière du pick-up s’ouvre, Angie, Bill et Antoine en descendent. Émilie, la fille d’Angie, accourt. Elle vient mettre un visage sur ce grand frère qui hantait la maison depuis trois décennies. Une révolution pour cette gamine de 10 ans.

 
IMG_0538.jpg

Le bar des Parker


Le bar des Parker


Une première soirée en famille dans la cuisine désuète des Parker. On prie Dieu. On festoie. On célèbre en une seule fois les 30 anniversaires manqués du fils et du frère retrouvé.

Dans la chambre d’amis refaite à neuf, une banderole « Welcome Home Son ». Antoine, extatique, s’effondre sur son lit. Traversé par des émotions contradictoires, joie, tristesse, il vit en apesanteur un rêve éveillé.

 
IMG_0483.jpg

Un silence


Un silence


La nuit, une insomnie.
Antoine pénètre dans la cuisine comme s’il savait, comme s’il avait senti. Angie est là, debout, elle fume une cigarette, atteinte elle aussi par la maladie de la nuit. Ils se dévisagent, un trouble. Des mots qui ne viennent pas. Angie prend son fils dans ses bras. Ils voudraient que le temps s’arrête. Antoine se blottit contre les seins de sa mère. Il la respire, lui rend ses caresses. Elle le bouleverse. Il la bouleverse. Ils n’ont jamais ressenti ça, comme ça, aussi fort, avec aucune autre personne. Antoine et Angie ne le savent pas encore, mais ils se désirent. Physiquement.

(à suivre...)

IMG_0275.jpg

photos


photos


photos de repérage

Le choix des décors naturels, des matières, des couleurs a une importance toute particulière dans ce film. La ferme d’Angie avec sa grande terrasse en bois, la cabane dans l’érable, les paysages vallonnés et les forêts qui les délimitent, la silhouette sombre de la veille masure au sommet d’une colline, les potirons d’Halloween illuminés, etc. Aucun décor n’est anodin, chacun participe à plonger Antoine dans un rêve éveillé. Car il a une vision très émotionnelle et idéalisée du Canada, un endroit où il aurait pu naître, où il aurait pu grandir, mais le destin en a décidé autrement.

En ce qui concerne la lumière, je ressens le besoin de travailler le clair-obscur pour reproduire l’ambiance de la fin de l’automne. Une saison de l’année où la luminosité commence à manquer, où l’on passe plus de temps à l’intérieur, où l’on se replie sur soi-même. A l’intérieur de ces plages de pénombre, les protagonistes pourront se dissimuler, s’épier, s’isoler. Car leur trouble est si fort qu’il leur est difficile d’y faire face frontalement.

Aujourd’hui tout doit être possible dans un même film. Des scènes en plan-séquence peuvent s’alterner avec des moments particulièrement découpés. Un long plan graphique peut précéder un plan moins structuré à l’épaule. C’est dans les ruptures de rythme et de style, entre naturalisme et expressionnisme que je souhaite trouver l’harmonie de « l’Abandon ».